Réflexions sur Montevideo
Comme on peut le lire sur les bouteilles d’eau omniprésente ici : “Salus”!
(Pour les curieux, cette référence fait écho au début d’un des épisodes du podcast Le temps des monstres. )
Montevideo, c’est gris quand le ciel est gris. Tous les bâtiments sont gris; sauf ceux avec des graffitis ! Même le ciel, il est gris souvent depuis 2 semaines.
Côté gastronomie, Montevideo se montre un peu plus épicée que Buenos Aires — mais pas de beaucoup. Par contre, cette moutarde au poivre de l’épicerie Tata, oh wow! C’est goûteux. Peut-on appeler ça une découverte culinaire?
Montevideo, côté touristique, c’est l’horreur. Comment l’expliquer? Un parcours du combattant.
Les options sont quasi inexistantes. Contrairement à d’autres destinations où des navettes récupèrent les visiteurs devant leurs hôtels, ici, c’est « débrouille-toi ». Soit vous vous aventurez seul dans des quartiers peu recommandables, soit vous déboursez 160 $ rien que pour le transport. Résultat : nous avons dû abandonner plusieurs projets d’excursions. En plus, un vignoble nommé Bodega Santa Rosa n’a jamais répondu ni à mon courriel ni à mon message sur TripAdvisor. Ça semblait prometteur, en vain. J’aurais utiliser l’autobus pour me rendre, mais le “sans réponse” m’a laissé sur ma faim : “Voulez-vous des clients ou non?”
Sur un autre sujet, comme dirait François Pérusse : “Un touriste, on peux-tu laisser ça dans la cour, le soir? Isssshhhhhh……” Ici, une majorité de policiers semble finir leur quart de travail à 18h. Après, gère les itinérants comme tu peux! J’exagère, j’en ai vu en soirée, mais moins. J’insiste, autour de notre logement, tout se passe bien. Mais le quartier portuaire à l’ouest, pourtant très fréquenté la journée : À éviter absolument le soir. Quelques policiers à pied suffiraient à rassurer. Et selon les dires, le temps d’intervention du 911 dans les quartiers à 5 km du centre peut atteindre… 30 minutes. Nous, nous sommes en plein centre, mais la prudence reste de mise. Des dames et étudiantes marchent seules en soirée. C’est significatif pour moi.
Heureusement, il y a les gens : adorables, serviables. Mon impression (toute personnelle) est qu’ils semblent plus heureux qu’à Buenos Aires.
Il semble y avoir plusieurs entreprises d’informatique dans le coin. Selon mes recherches, ce secteur est encore marginal au niveau du PIB. L’agriculture demeure la principale activité économique. À l’exception des villes côtières, à la grandeur du pays jusqu’au Brésil, c’est une succession de villages comme Saint-Zénon !
Conseil préliminaire de voyage : Préférez Buenos Aires à Montevideo!
Au fond, c’est tranquille ici. On n’a pas le choix. L’offre de divertissement est limité. Seuls les cafés sont en abondance; fois mille. Voici comment j’ai organisé notre mois ici : tout gravite autour d’un axe central. En fait, la plupart des drapeaux verts (choses à faire) sont des restaurants et des parcs.
L’appartement où nous habitons est largement supérieur à celui de Buenos Aires. On est tellement bien ici. L’appartement est tellement bien équipé. C’est calme, propre, un lit confortable, bon wifi, eau chaude facilement, bien situé pour tout voir dans la ville sans jamais avoir besoin de taxi ou presque : les endroits les plus loins sont à 45 minutes de marche.
L’appartement est comme un peu à la frontière entre les beaux quartiers au sud-est et les vieux quartiers à l’ouest de la ville. Quelques graffitis ça et là: Ça prend quelques jours à s’habituer à ce mélange architectural.
Vu la tranquillité du mois, je travaille mon poker en attendant…
À bientôt.




