Cette semaine, nous avons fait plusieurs petites activités simples. Depuis environ un mois, je retardais une simple tâche, mais qui était émotivement plus difficile à accomplir. Chaque mois d’août, je reçois le renouvellement de mon permis d’embaumeur pour l’année suivante. Eh oui, pour exercer ce métier, je dois avoir un permis émis par le gouvernement du Québec. Cette année, je savais que je ne renouvellerais pas mon permis. Je ne pensais pas que cette petite lettre à envoyer serait si difficile. Je crois que c’est si difficile parce que j’ai toujours voulu être embaumeuse. Avec cette lettre, je ferme un gros chapitre de ma vie. Je sais très bien que je ne retournerai pas dans un laboratoire. Pour plusieurs raisons : nous avons un autre projet et une autre vie, c’est difficile physiquement et je n’ai pas le goût de recommencer au bas de l’échelle. En quittant mon travail, je perdais, peu importe où j’aurais travaillé, mon ancienneté, mes semaines de vacances, mon salaire et un poste à temps plein. Mon expérience ne compterait plus.
Ce sont les étapes de ma vie. Je vais bien quand même. Je vous fais simplement part de mon ressenti.
Dimanche dernier, en allant nous promener au port, nous avons vu des lions de mer. C’est comme une grosse otarie, mais les mâles ont une crinière comme les lions. C’est vraiment impressionnant. Je suis vraiment contente d’en avoir vu. À l’île de Lobos, où se trouve la réserve naturelle de lions de mer et d’otaries, j’aurais aussi pu en voir, mais il n’y a pas de tour de bateau en cette saison. Le tour inclut une baignade à proximité des otaries. À 15 degrés, c’est trop froid. En voyant la grosseur de ces bêtes, je ne suis pas certaine de vouloir nager près d’elles. J’en ai vu au moins huit dans le port. Certains sont même venus se reposer au soleil ou quémander du poisson aux pêcheurs. J’en ai même rencontré un de près, car il était au milieu du chemin. Je vais retourner voir en fin de semaine s’ils sont encore dans le port. Je voulais aussi aller au phare, mais il était fermé à cause des grands vents. J’espère pouvoir y aller en fin de semaine.







Nous avons visité la ville de Maldonado, qui est notre voisine. Au centre-ville, il y a la plaza de San Fernando, avec une statue d’Artigas. Ce n’est pas compliqué : il y a des statues de cet homme partout. Il est appelé ici el libertador, car il a participé à la guerre d’indépendance de l’Argentine et de l’Uruguay. Il est né à Montevideo. Devant la plaza, il y a la cathédrale de San Fernando de Maldonado. Nous avons visité la cathédrale et le musée Mazzoni. Le musée se trouve dans sa maison. Ramón Francisco Mazzoni était écrivain, historien et protecteur de la culture locale. Je trouve toujours cela impressionnant de voir la différence entre les maisons d’époque et celles d’aujourd’hui. Souvent, tout est plus petit, plus étroit et plus bas. Je me rends compte que les gens étaient plus petits. Pour notre repas, nous avons essayé le restaurant Hay Amor, un resto végan et sans gluten. Ici, c’est vraiment rare, car les gens mangent généralement énormément de bœuf. J’ai mangé un burger aux lentilles : ça avait tellement de saveur! De plus, les propriétaires étaient vraiment sympathiques et Steeve s’est fait un nouvel ami. Le vieux chien des propriétaires a passé une partie du repas aux pieds de Steeve. En Uruguay, c’est vraiment rare; même la propriétaire a fait un commentaire. Habituellement, les chiens restent indifférents aux gens qui ne sont pas leurs proches.





Je m’amuse à voir les fleurs pousser et à profiter du soleil. Le soleil et la température plus clémente me permettent d’aller lire à la plage. Rien que cela me rend vraiment heureuse.






Bonne fin de semaine à tous!




